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Le corps pénitent et l’ordre social chez les religieux parisiens de la fin du XVIe siècle

Benoist Pierre

Benoist Pierre, "Le corps pénitent et l’ordre social chez les religieux parisiens de la fin du XVIe siècle", dans Mémoires de la Fédération des Sociétés historiques et archéologiques de Paris et de l’Île-de-France, t. 55, 2004.

Extrait de l’article

Dans l’Occident du XVIe siècle, le corps n’était « pas saisi comme un élément isolé, une unité séparée du monde »1. C’était à lui seul un modèle d’organisation, un Imago Mundi, où l’on puisait ses références pour expliquer la société, en comprendre et en résoudre tous les dysfonctionnements. La rupture de la Chrétienté et la crise qu’elle généra dans l’organisation politique et sociale du royaume, projetèrent sur le devant de la scène les religieux pénitents particulièrement avancés dans cette réflexion anthropologique sur le corps (...)

À Paris, Henri III fut l’un des principaux bienfaiteurs de ces communautés religieuses pénitentielles19. Ces hauts lieux de la spiritualité parisienne avaient pour mission essentielle d’encadrer les compagnies de pénitents que le roi avait fait installer dans la capitale au début de son règne (...)

Versées dans l’ascèse corporelle, plusieurs communautés parisiennes se mettaient volontairement au service de leur prince. Il en allait ainsi des Chartreux, dont la production littéraire, destinée à la cour, exhortait les lecteurs à la pénitence et à l’expérience personnelle avec le divin.

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