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Le Platonisme de Marguerite de Navarre

Christine Martineau

Christine Martineau, "Le Platonisme de Marguerite de Navarre", dans Bulletin de l’Association d’études sur l’humanisme, la réforme et la renaissance, année 1976, volume 4, numéro 4, pp. 12-35.

Extrait de l’article

Le titre de notre communication porte un point d’interrogation, car depuis le chapitre d’Abel Lefranc, "Marguerite et le platonisme de la Renaissance", paru en 1914, dans son étude sur les Grands écrivains de la Renaissance (p. 139 à 249) -et qui aboutissait à démontrer le platonisme de la reine - on n’a jamais réellement remis en question le résultat de ses analyses. Le "platonisme de Marguerite de Navarre" apparaît comme une notion généralement admise, sans qu’on essaye trop de démêler ce qu’on met sous ces mots.

Notre projet est d’y jeter le plus possible de clarté. Ce qui nous amènera à réfuter une part importante de la thèse de Lefranc et nous fera rencontrer, au passage, le travail très récent de Philippe de Lajarte sur l’Heptaméron et le ficinisme (R.S.H. 1972, p. 339 à 372), dont nous ne ferons qu’esquisser la critique, car elle sort tout naturellement de nos propres démonstrations .

Pour cela, nous allons suivre d’abord naïvement la démarche de Lefranc et nous montrerons où, dans le développement de sa pensée, se situe la faille.
Ce point atteint - ce qui est très platonicien comme méthode - ! nous pourrons alors tenter de reconstruire le tout.

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