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Le mythe de Merlin dans la littérature française du XXe siècle

Arlette Bouloumié

Arlette Bouloumié, "Le mythe de Merlin dans la littérature française du XXe siècle", dans Cahiers de Recherches Médiévales et Humanistes, année 2004, numéro 11, pp. 181-193.

Extrait de l’article

Merlin est une figure centrale de la mythologie et du folklore celte que nous fait connaître l’œuvre de Robert de Boron mais surtout celle du Gallois Geoffroy de Monmouth (1100-1155) : La Vita Merlini ainsi que les récits parallèles, l’un irlandais, La Folie Suibhné (en gaélique) ; l’autre écossais, La Vie de Saint Kentigern (XIIe siècle).

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Né de l’union d’une vierge et du Diable, image inversée du Christ né d’une vierge et de Dieu, Merlin est considéré tantôt comme le voyant, le prophète, le poète, le suprême savant, tantôt comme le sorcier, le magicien, l’enchanteur maléfique. Prophète du Graal et de la chevalerie, conseiller du roi Arthur, il est aussi l’enfant prodige, l’homme des bois évoquant une divinité sylvestre ou la victime de l’amour. Ces multiples facettes expliquent la fortune du personnage au XIXe siècle dans les littératures allemande, anglaise et française. La littérature française du XXe siècle ne lui fait pas une place moindre comme le montrent la pièce de Cocteau, Les Chevaliers de la Table ronde, créée en 1937, Graal fiction de Jacques Roubaud publié en 1978, le roman de Barjavel, L’Enchanteur, publié en 1984, et deux œuvres moins connues, celle de Théophile Briant, un poète breton, intitulée Le Testament de Merlin, publiée en 1985 et celle de Michel Rio (lui aussi breton d’origine), Merlin, publiée en 1989. Le rapprochement dans le temps de toutes ces œuvres consacrées à Merlin, témoigne d’un intérêt renouvelé pour le mythe qu’il nous appartient d’éclairer.

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