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Les secrets du sourire d’un faune. Fénelon et la sculpture de Versailles à travers l’analyse de quelques opuscules pédagogiques

Odile Dussud

Dussud, Odile, Les secrets du sourire d’un faune. Fénelon et la sculpture de Versailles à travers l’analyse de quelques opuscules pédagogiques, Bulletin of the Graduate Division of Letters, Arts and Sciences of Waseda University. II, vol. 51, publié en 2006 sur dspace (http://dspace.wul.waseda.ac.jp/dspace/handle/2065/27585).

Extrait de l’article

Le séjour que Fénelon a effectué dans les années 1690 à Versailles, « véritable musée de la sculpture classique », a sans aucun doute donné un grand poids de réalité à la Grèce de ses lectures. L’art de Versailles, mais aussi les bosquets de verdure et l’odeur des orangers directement importés de Smyrne, concrétisent des décors et des figures qu’il avait appris à aimer dans les textes. La Grèce n’est plus seulement la patrie des poètes et des philosophes : les divinités et les êtres mythologiques qui peuplent les bois antiques s’incarnent dans des corps de marbre aux proportions harmonieuses, d’une beauté à la fois idéale et sensible. Comme l’a déjà souligné Elisabeth Lavezzi à propos du Télémaquee, la sculpture tient une grande importance dans les écrits antiquisants du précepteur des princes. Il semblerait ainsi que le regard de connaisseur acquis par la fréquentation des textes et des œuvres d’art autorise la contemplation de statues dont la sensualité très profane pouvait paraître peu bienséante à un abbé. Après avoir rappelé la place de l’art antique dans le décor de Versailles, nous verrons que tout n’est peut-être pas si simple.

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