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Anne de Beaujeu et le mécénat féminin en France à l’aube de la Renaissance

Anne Adrian

Anne Adrien, "Anne de Beaujeu et le mécénat féminin en France à l’aube de la Renaissance", dans Brou, un monument européen à l’aube de la Renaissance, Actes du colloque scientifique international de Brou, 13 et 14 octobre 2006, Paris, Éditions du patrimoine, 2007 (en ligne : http://www.monuments-nationaux.fr/fichier/editions_ebook_chapitre/711/Brou_02_Adrian.pdf).

Extrait de l’article

Née au château de Genappe, fin 1460 ou début 1461, fille aînée du roi Louis XI et de
Charlotte de Savoie, Anne de France est surtout connue pour son rôle politique, notamment au moment de la régence de Charles VIII qu’elle assura avec le duc Pierre de Beaujeu entre 1483 et 1491. Dans une ballade à la gloire d’Anne de France, le grand sénéchal de Normandie Pierre de Brézé comparait la régence des Beaujeu « au verger d’Espérance dont l’enclos est du plan d’Anne de France ». La légende politique de celle que Louis XI considérait comme « la moins folle femme de France, car de sage il n’en est point », a été assurée par les érudits du XIXe siècle – Anne de Beaujeu, roi de France est le titre d’un ouvrage de Jehanne d’Orliac.

Après la période de régence, Anne de France se retire avec le duc Pierre de Beaujeu à Moulins, capitale de leur duché. Ils y tiennent une cour brillante, fréquentée par des écrivains et des artistes de renom, jusqu’à la mort de la duchesse en 1522. Le mécénat ducal, qui s’inscrit dans un contexte favorable, marque l’apogée d’une activité engagée par les ducs de Bourbon dès le XIVe siècle ; peut-on préciser le rôle d’Anne de France dans cette activité ?

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