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Les auteurs en Angleterre à la fin du Moyen Age : pourquoi des étrangers ?

Jean-Philippe Genêt

Genêt, Jean-Philippe, "Les auteurs en Angleterre à la fin du Moyen Age : pourquoi des étrangers ?", dans Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l’enseignement supérieur public, 32e congrès, Dunkerque, 2001, Les échanges culturels au Moyen Âge, pp. 241-267.

Extrait du texte

Le terme d’« échanges culturels » n’est pas des plus faciles à utiliser, car il suppose un certain degré de réciprocité, ce qui relève sans doute d’une approche un peu irénique de l’histoire culturelle. J’observerai seulement, à titre de préalable, que les sociologues et nos collègues spécialistes d’époques plus récentes préfèrent utiliser le concept de « transfert culturel », développé justement par Michel Espagne et Michael Werner à propos de l’Allemagne confrontée à la France des Lumières et de la Révolution. Mais il est vrai qu’il est difficile d’utiliser un tel concept pour la société médiévale, dans la mesure où elle est dirigée précisément par de véritables professionnels du transfert culturel, les hommes d’Église... Laissons de côté ces considérations générales pour nous concentrer sur une étude de cas où, j’en ai peur, les échanges sont moins évidents que les transferts : du moins, une telle étude peut-elle servir à mettre au jour les enjeux qui peuvent parfois se cacher derrière la formulation apparemment innocente des « échanges ».

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