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Mécénat royal et princier au Moyen Âge

Francis Salet

Salet, Francis, "Mécénat royal et princier au Moyen Âge", dans Comptes-rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 129e année, n° 4, 1985, pp. 620-629.

Extrait du texte

Lorsque Caius Cilnius Maecenas mettait au service des poètes sa maison, sa richesse, son influence, il ne savait pas que son cogno- men deviendrait nom commun dans plusieurs langues de la future Europe tant seraient nombreux les émules que son exemple aurait suscités. Pourtant ce long règne outre-tombe pourrait être proche de sa fin puisqu’on préfère aujourd’hui au beau titre de mécène celui de sponsor qui, avant d’être anglais appartenait à la meilleure langue latine en sorte qu’il n’était pas nécessaire d’en tirer l’horrible franglais sponsoring, alors que sponsorat eut été tellement plus conforme au génie latin comme au génie français. Il n’importe. La cause sera évoquée un jour ou l’autre au tribunal de l’Académie française qui dira le droit selon son immortelle sagesse.

Mécénat : générosité désintéressée à mobiles culturels. De telles actions se sont toujours rencontrées, et dans tous les pays, sous le signe et en souvenir du ministre d’Auguste qui les a si intelligemment pratiquées. Souhaitons qu’elles puissent continuer dans nos temps difficiles. Je connais, en effet, tel domaine glorieux, propriété de l’Institut de France, qui ne compte plus guère que sur le mécénat privé pour couvrir des dépenses dont le mécène donateur ne pouvait prévoir l’accroissement vertigineux.

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