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L’allée du roi dans les pays de Languedoc 1272-1390

Françoise Autrand

Autrand, Françoise, "L’allée du roi dans les pays de Languedoc 1272-1390", dans Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l’enseignement supérieur public, 24e congrès, Avignon, 1993, La circulation des nouvelles au Moyen-Age, pp. 85-97.

Extrait du texte

II ne faut pas confondre bayle et bailli. Un bailli est un bailli et un bayle tient « moindre office que un petit sergent de plat paiz ». A qui ces explications sont-elles données ? A messeigneurs de la Grand Chambre du Parlement. C’est, en effet, l’avocat d’Hervé de Neauville, général en Languedoc, poursuivi en appel par deux officiers du lieu, qui juge bon de donner à la Cour de telles informations. On peut s’étonner que la cour souveraine du royaume qui jouait le rôle de tribunal administratif suprême ait eu besoin qu’on lui donne la définition des offices du Domaine royal. Mais les choses se sont passées en Languedoc, très loin de Paris. Pourtant Guillaume Benoist et Gobert Allezi qui se disent « écuyers d ’oneur et officiers du roi, et pour ce (sont) tenus de garder l’oneur du roy et profit de la chose publique » et qui ont été destitués de l’élection d’Agde, ont fait appel au Parlement, devant lequel l’affaire est plaidée le 5 mai 1401 !

Un tel incident évoque bien le problème crucial pour la monarchie française au XIVe siècle qu’est l’immensité du royaume, ainsi que les difficultés de communication entre la capitale et les « parties lointaines du royaume », ces « partes remotas » qui semblent bien, d’après ce cas, être aussi « terra incognita »...

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