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La mutation de l’an 1100

Dominique Barthélemy

Barthélemy, Dominique, "La mutation de l’an 1100", dans Journal des savants, 2005, n° 1, pp. 3-28.

Extrait du texte

La féodalité française n’en finit pas de rajeunir. Dans le médiévisme d’antan, la date la plus tardive possible pour en dresser l’acte de naissance était « l’an 900 » : le moment des raids normands, de l’érection des châteaux, du développement des principautés et des guerres de voisinage. Mais récemment, on a placé la vraie féodalisation dans un « an mil » qui s’étend de 980 à 1060 et finalement jusque dans un « an 1100 » (1060-1140) qui en voit le parachèvement. À l’aube du XIIe siècle seraient consacrés, ensemble, l’ascension des chevaliers et l’encellulement des paysans. Que devons-nous en penser ? La présente réflexion n’exprime qu’un point de vue, parmi d’autres possibles, à prendre pour tenter d’y voir plus clair. Elle n’évite pas entièrement la critique à l’égard de certains collègues, mais j’espère qu’on la trouvera sobre et constructive...

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