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De la gravure comme mode de diffusion des motifs rocaille

Marianne Roland Michel

Roland Michel, Marianne, "De la gravure comme mode de diffusion des motifs rocaille", dans MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, eds. : "Rocaille, rococo" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XVIII, Editions de l’Université de Bruxelles, 1991.

Extrait de l’article

L’art rocaille, ou rococo, en France comme en Belgique, en Angleterre ou
dans les pays germaniques, se caractérise à la fois par la multiplicité des modèles
utilisés et par les possibilités presque infinies de leur utilisation. C’est, par
ailleurs, fondamentalement un art ornemental, qui se manifeste davantage dans
les encadrements, les boiseries, les sculptures décoratives ou le mobilier - pour
ne pas parler de la porcelaine et du bronze -, que dans la peinture de chevalet.
L’architecture même, dont on a dit qu’elle "déraisonnait", n’est vraiment rocaille - sauf peut-être en Allemagne - que dans des détails surajoutés : agrafes,
mascarons, espagnolettes, éléments d’un fronton ou d’une corniche ... On a
montré à plusieurs reprises comment la gravure avait joué un rôle essentiel et
du reste parfaitement concerté dans la diffusion du rococo, et l’exemple d’une
demeure patricienne du pays de Franchimont nous en apporte une nouvelle
confirmation.

Lire la suite (document pdf, Digithèque des éditions de l’Université de Bruxelles)