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Du Parlement de Paris au synode de Charenton : Auguste II Galland et la représentation du roi (1590-1631)

Dénes Harai

Harai, Dénes, "Du Parlement de Paris au synode de Charenton : Auguste II Galland et la représentation du roi (1590-1631)", dans J. Garrigues et al. (dir.), Assemblées et parlements dans le monde, du Moyen-Age à nos jours. Actes du 57e congrès de la CIHAE, Paris, 2006.

Extrait de l’article

On estime généralement que sous le règne de Louis XIII, la résistance des assemblées d’États face à la Cour avait le plus souvent des raisons fiscales, capables d’initier une protestation politique régionale. Les États généraux de la principauté de Béarn se distinguèrent dans la mesure où le motif religieux de leur résistance imprimait sa marque sur toute la vie politique du royaume. Dominés par les Protestants, ces États refusaient l’application de l’édit de mainlevée du 25 juin 1617 qui, pour achever le rétablissement complet du catholicisme en Béarn, rendait à l’Église catholique les biens que la reine Jeanne d’Albret attribuait aux églises réformées en 1569. Quant au Conseil souverain de Pau, il se voyait autant reprocher d’être incapable d’exécuter l’édit que d’obliger le roi à l’imposer par la force. Après l’expédition militaire de Louis XIII qui avait abouti à l’incorporation du Béarn dans le domaine royal (15-20 octobre 1620), les Protestants de la principauté demandèrent de l’aide à l’assemblée générale (politique) interdite de La Rochelle. Celle-ci divisa le royaume en huit départements militaires et préparait un plan de campagne (10 mai 1621). Trois guerres civiles allaient alors secouer le Sud-Ouest sous le règne de Louis XIII (1621-1622, 1625-1626, 1627-1629) mettant aux prises l’armée royale et le « parti » protestant du duc de Rohan.

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