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À propos de l’étiquette des deuils au dix-huitième siècle : les directives du Bureau Fauconnier

Jeroom Vercruysse

Vercruysse, Jeroom, "À propos de l’étiquette des deuils au dix-huitième siècle : les directives du Bureau Fauconnier", dans Lias, vol. 30, 2003, n° 1.

Extrait de l’article

On est injuste envers la mort en la peignant comme on le fait : on devrait la représenter en vieille femme bien conservée, grande, belle, auguste, douce et calme, les bras ouverts pour nous recevoir. C’est l’emblème du repos éternel après la malheureuse vis inquiète et orageuse.

Prince de Ligne
Bien que le sujet ne soit pas particulièrement attrayant, l’histoire des usages de deuil est importante en ce sens qu’elle offre la meilleure illustration du comportement des vivants à l’égard de leurs disparus. Comme l’a dit Louis Sébastien Mercier qui a consacré un chapitre entier au sujet, le deuil est le « thermomètre de l’affliction ». Il ne nous appartient pas d’entreprendre ici l’histoire de ce vaste sujet qui reste à écrire. Bornons-nous à rappeler que les usages du deuil sont connus depuis la plus haute Antiquité. Au cours des siècles les usages ont certes varié, passant par des réglementations parfois très compliquées ou affichant, comme de nos jours, une évidente tendance à la simplification.

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