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Etudiants étrangers à l’Académie d’Equitation d’Angers au XVIIe siècle

Willem Frijhoff

Frijhoff, Willem, "Etudiants étrangers à l’Académie d’Equitation d’Angers au XVIIe siècle", dans Lias, vol. 4, 1977.

Extrait de l’article

« J’ai veu les deux jeunes hommes que m’avez recommandés (...) », répondit l’ambassadeur de la République à Paris, François van Aerssen, à Oldenbamevelt, le 10 avril 1601. « Ils sont à demy résolus de se retirer à Angers, pour éviter les desbauches de la jeunesse de nostre nation à Orléans, qui certes est extrêmement grande ». Quel était donc ce refuge vertueux ?
La perte de la majeure partie des archives de l’ancienne Université d’Angers rend très malaisée toute évaluation de la part prise par cette ville dans la peregrinatio academica des étudiants germaniques. La présente publication se propose notamment de montrer qu’elle était plus importante que ne le croyaient l’historien Jules Mathorez et, encore récemment, Winfried Dotzauer. Il est bien établi que nombre de germaniques et d’autres étrangers aquérirent leurs grandes en droit ou en médecine à l’Université d’Angers, même si l’afflux y était certainement moins considérable qu’à Orléans où l’immatriculation de la Nation Germanique conférait à l’étudiant des privilèges convoités, notamment ceux du for et du port d’armes. Mais, comme à Saumur, l’attrait principal de la ville d’Angers résidait peut-être moins dans son Université, que dans son Académie d’Equitation, où l’élève apprenait l’art de bien monter à cheval, tout en s’instruisant simultanément dans d’autres matières nobles ou moins nobles.

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