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28-30 mars 2013, Paris : Pierre le Grand et l’Europe des sciences et des arts : circulations, réseaux, transferts, métissages : 1689-1727

Présentation

En cette année 2013 la Russie célèbre le 400e anniversaire de la Maison Romanov, la dynastie princière et impériale dont sont issus une quinzaine de souverain(e)s. Pierre le Grand (1672-1725) fut sans doute le plus illustre d’entre eux ; il réorganisa son pays, en l’intégrant dans l’espace européen comme partenaire politique, militaire et intellectuel compétitif et en lui conférant définitivement le statut d’empire. Les instruments majeurs de cette transformation résidaient dans le transfert, l’adaptation et le développement des savoirs puisés en Europe.

Le règne de Pierre le Grand se scande en deux parties. A son avènement, il comprit les difficultés dues à un certain retard technologique de la Russie. Le transfert (par toutes les filières possibles) et l’acculturation des connaissances venues d’Europe devinrent le leitmotiv de sa politique. De son vivant, le tsar fut comparé à Prométhée. Presque tout était à créer. Le corpus des savoirs nécessaires était insuffisant. Les structures étatiques archaïques, que ce soit dans le domaine diplomatique, militaire ou administratif, ne lui permettaient pas d’affronter les problèmes d’actualité. L’état obsolète de la technique – artillerie, armement, fortifications, mines et métallurgie – freinait les ambitions géopolitiques du monarque. D’autres infrastructures, la marine de guerre par exemple, n’existaient pas. Il manquait également un système d’enseignement et des structures de production scientifiques. Deux décennies durant, Pierre Ier s’efforça à esquiver ou à parer les coups en les anticipant dans la mesure du possible. Il travailla ainsi dans l’improvisation, au gré des nécessités militaires, politiques et sociales. Vers la fin des années 1710, la guerre du Nord touchant à sa fin, il prit conscience d’avoir accumulé suffisamment d’expérience en matière d’appropriation des connaissances européennes ; ses réformes devinrent de plus en plus réfléchies et systématiques. Dans ce nouveau paradigme, les savoirs artistiques, scientifiques et administratifs changèrent de signification et rejoignirent, à titre d’égalité, le transfert des connaissances techniques (...)

Lieu : Fondation Singer-Polignac

Un autre colloque au sujet de "Pierre Ier et la culture européenne : circulations, transferts, métissages" aura lieu le 30.03.2013, à l’Université Paris VII