Accueil / Actualités et liens utiles / Parutions / Le prince, son peuple et le bien commun de (...)

Le prince, son peuple et le bien commun de l’Antiquité tardive à la fin du Moyen Age

H. Oudart, J. M. Picard, J. Quaghebeur

Le prince, son peuple et le bien commun de l’Antiquité tardive à la fin du Moyen Age, sous la direction d’Hervé Oudart, Jean-Michel Picard et Joëlle Quaghebeur, Presses universitaires de Rennes , Rennes, collection Histoire, 2013.

Le principat médiéval constitue le thème de ce livre dans lequel les auteurs ont voulu rassembler des éléments neufs sur cette question magistralement éclairée par Olivier Guillot et Karl-Ferdinand Werner (...). Le premier a montré que la royauté franque a revêtu durant le haut Moyen Âge les traits essentiels du principat romain chrétien ; le second a souligné le rôle politique que les princes ont joué à côté du roi dans le monde franc et sa périphérie du VIIe au XIIIe siècle. Ces deux savants ont ainsi ouvert une perspective de recherche centrée non plus sur la principauté mais sur le principat. Ce livre veut leur rendre hommage.

Son champ chronologique va de l’époque romaine à la fin du Moyen Âge dans un espace qui couvre une large part de l’Empire romain ainsi que ses marges celtiques et Scandinaves. Dans ce cadre, les auteurs ont cherché à savoir si l’institution du principat fondée par Auguste a, dans ses traits fondamentaux, traversé les siècles. Ils ont aussi posé la question de la nature du principat médiéval. Le principe antique selon lequel le gouvernement du prince doit rechercher l’utilité commune est-il admis durant l’époque médiévale ? Le prince exerce-t-il alors une puissance en imposant sa volonté ou son peuple qui lui obéit reconnaît-il son autorité comme légitime ?

Quatre voies d’analyse ont été retenues : l’idéal du bon prince et des rapports de ce gouvernant aux lois ; l’exercice et la pratique du pouvoir ; la contestation par ses sujets du prince maladroit ou immoral ; enfin la diffusion du modèle romain de gouvernement qu’est le principat.

L’importance politique du principat, que la recherche contemporaine tient désormais pour essentielle, justifie ce livre.

Présentation et commande sur le site de l’éditeur