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Le ravage du Palatinat : politique de destruction, stratégie de cabinet et propagande au début de la guerre de la Ligue d’Augsbourg

Jean-Philippe Cénat

Cénat, Jean-Philippe, « Le ravage du Palatinat : politique de destruction, stratégie de cabinet et propagande au début de la guerre de la Ligue d’Augsbourg », dans Revue historique 1/2005 (n° 633), p. 97-132.

Résumé de l’article

Le ravage du Palatinat par les troupes françaises en 1688-1689 est en fait la combinaison de trois méthodes de guerre qui ne sont pas nouvelles, mais qui ont été utilisées sur une plus grande échelle et de manière systématique : la levée de contributions, la tactique de la terre brûlée et la destruction des places fortes. Ces opérations, planifiées de manière empirique, progressive et rationnelle par Louis XIV, Chamlay et Louvois dans le cadre de la stratégie de cabinet, visaient à priver les ennemis des bases d’opération et des moyens de subsistance qui leur permettraient d’attaquer le royaume. Ces destructions furent un échec diplomatique car elles contribuèrent à liguer l’Europe contre la France et elles suscitèrent une grande indignation, largement amplifiée par la propagande protestante. Sur le plan militaire, malgré leur ampleur, les destructions furent incomplètes et insuffisantes, faute de moyens et de temps et parce que les ordres ne furent pas toujours bien exécutés par les officiers sur le terrain. Cependant cette stratégie fut à nouveau utilisée par les militaires au XVIIIe siècle.

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