Accueil / Vie quotidienne / Sociabilité et psychologie / Etudes modernes / Gute Miene zum bösen Spiel ? Freundschaft, (...)

Gute Miene zum bösen Spiel ? Freundschaft, Kooperation und Vertrauen in den französisch-preußischen Beziehungen des 18. Jahrhunderts

Nadir Weber

Weber, Nadir, "Gute Miene zum bösen Spiel ? Freundschaft, Kooperation und Vertrauen in den französisch-preußischen Beziehungen des 18. Jahrhunderts", dans Bertrand Haan, Christian Kühner (éd.), Freundschaft | Amitié. Eine politisch-soziale Beziehung in Deutschland und Frankreich 12.–19. Jahrhundert. Un lien politique et social en Allemagne et en France XIIe–XIXe siècle, discussions 8, 2013.

Résumé de l’article

L’article met en question, en prenant pour référence les relations franco-prussiennes, la fonction des sémantiques de l’amitié dans la communication diplomatique du XVIIIe siècle. Dans ce contexte, le langage de l’amitié était fortement formalisé et généralement considéré comme l’expression des relations convenues entre souverains. L’utilisation du terme et des concepts qui lui étaient apparentés permettait la reconnaissance mutuelle du statut de membre de la société des princes et l’établissement d’une communication sur cette base. Par conséquent, les rois de France et de Prusse s’adressaient l’un à l’autre en amis, même si leurs relations diplomatiques laissaient à désirer ou se caractérisaient par leur antagonisme. Une rhétorique de l’amitié, intensifiée au-delà des nécessités du cérémonial diplomatique, pouvait permettre de démontrer un intérêt maintenu pour une coopération sur le long terme qui servirait un avantage réciproque. L’accomplissement des attentes de réciprocité directement liées à cet espoir de coopération sur le long terme était particulièrement mis en avant dans un contexte de méfiance. Cela était le cas dans les relations franco-prussiennes du XVIIIe siècle, ou, en l’absence d’autres facteurs d’alliance, une coopération sur le long terme sans contrainte de réciprocité ne pouvait s’instaurer que dans des cas exceptionnels.

Lire la suite (Perspectivia.net)