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Céleustique. L’origine des sonneries de trompette de la Cavalerie

Jean-Louis Couturier

Jean-Louis Couturier, « Céleustique. L’origine des sonneries de trompette de la Cavalerie », Revue historique des armées, 274 | -1, 65-77.

Résumé

L’identification de signaux sonores instrumentaux propres aux armées remonte à la période de la Renaissance. Apparus tout d’abord en Italie, puis en France, les appels en sonneries se sont ensuite propagés aux différents pays d’Europe. L’emploi d’instruments de musique rudimentaires avait initialement pour but d’effrayer l’ennemi. Dès le XVe siècle, fifres et tambours accompagnent les mouvements des armées, en égayant l’humeur de la troupe. Depuis, musique et art militaire n’ont jamais cessé de cohabiter. Parmi les instruments à vent employés dès l’Antiquité, la trompette est l’instrument privilégié qui se distingue naturellement par son caractère à la fois sacré et guerrier. De ce fait, elle tient une place prépondérante au sein des anciennes Nations. Des premiers « bruits de guerre » connus, aux sonneries réglementaires « officielles », la transmission des signaux sonores, qui correspondent chacun à un message bien particulier, s’est opérée - jusqu’à une période relativement récente - principalement de manière orale. Quand bien même semble t’il difficile d’identifier, en France comme ailleurs, le ou les auteurs des premières sonneries militaires, les quelques textes musicaux publiés au fil des siècles, permettent en revanche une analyse mettant en exergue bon nombre d’informations relatives à une mémoire musicale vive, relativement ancienne, qui trouve naturellement sa place au sein de l’ethnomusicologie.

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