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15 juillet 2015, Brou : Des chiffres et des Lettres. Monogrammes, lettres emblématiques et chiffres énigmatiques dans l’emblématique (fin du Moyen Age, début de la Renaissance)

Les premières journées d’études du Groupe de recherches sur l’Emblématique de la première Renaissance, initié depuis 2014 dans le cadre de la Fédération d’études supérieures du Moyen Age et de la Renaissance (FESMAR - CESCM de Poitiers-CESR de Tours), se tiendront au Monastère royal de Brou les jeudi 5 et vendredi 6 novembre 2015. Elles se proposent, en réunissant plusieurs spécialistes du sujet et de la période, de revenir spécifiquement sur ce type de formule emblématique en confrontant quelques cas particulièrement révélateurs et différents dossiers en cours.

Aux cotés des armoiries, des devises et des mots, l’emblématique de la fin du Moyen Age et de la Renaissance donne une place essentielle aux lettres de l’alphabet. Si quelques-une de ces mentions ou associations de lettres se comprennent aisément, dans la mesure où elles correspondent aux initiales de leur utilisateur, à celles du couple qu’il forme avec son épouse, à la terre qu’il gouverne, au titre qu’il porte ou même au mot qu’il emploie, beaucoup de ces « monogrammes » restent pourtant totalement hermétiques et résistent à toute interprétation. Y compris parmi les plus connus comme le EV de Jean de Berry, le EE de Philippe le Bon, la croix triple dans le 8 de François Ier etc.
Ces combinaisons de lettres constituent d’ailleurs souvent un signe à part entière qui adopte une forme fixe, reproduite de façon stéréotypée sur toutes les manifestations emblématiques du personnage. Associées à des lacs, des chaînes, des couronnes, ces lettres peuvent encore être fusionnées les unes dans les autres ou être amalgamées avec une figure donnée, figurative ou géométrique, pour composer un emblème en soi.
Le vocabulaire même qui désigne, hier et aujourd’hui, ces formules reste bien imprécis. Les sources médiévales parlent le plus souvent des « Lettres » - « les lettres que monseigneur porte en sa devise » – mais nos travaux hésitent à les qualifier : « monogrammes », « chiffres », « devise », « lettres emblématiques » ? Quelle est la place précise de ces combinaisons alphabétiques dans la symbolique et les panoplies emblématiques de la période ? Quelles sont leurs fonctions ? Leurs lectures ? Que nous apprennent ces lettres emblématiques sur la culture de leurs utilisateurs ? Peut-on établir aujourd’hui, à la lumière des récents travaux sur l’emblématique, une typologie et quelques modèles d’interprétation qui permettraient de proposer des clefs de lectures de ces emblèmes trop souvent objets de lectures fantaisistes et anachroniques.

Colloque organisé par Laurent Hablot

Merci d’adresser vos propositions de communications avec un bref résumé et une courte bio-bibliographie à Laurent Hablot (laurent.hablot chez univ-poitiers.fr) et Pierre-Gilles Girault (giraultpg chez bourgenbresse.fr) avant le 15 juillet 2015.