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Pour un usage libre et respectueux de Norbert Elias

Roger Chartier, Quentin Deluermoz

Chartier Roger, « Pour un usage libre et respectueux de Norbert Elias », Vingtième Siècle. Revue d’histoire 2/2010 (n° 106) , p. 37-52.

Extrait de l’article

QD : Roger Chartier, vous êtes un de ceux qui, par vos avant-propos aux traductions de Norbert Elias, par vos articles comme par certains de vos ouvrages, avez le plus contribué à faire connaître la pensée de Norbert Elias en France, à partir des années 1980. Comment s’est faite votre rencontre avec cette œuvre ?

RC : Si je me rappelle bien, le point de départ est une rencontre organisée par Rudolf Von Thadden à l’Université de Göttingen, avec un certain nombre d’historiens français supposément proches d’Elias, comme François Furet, Georges Vigarello, André Burguière, Jean-Louis Flandrin ou moi-même (je dois en oublier). C’était la première fois, en 1979, que l’on rencontrait Elias. Au cours du premier déjeuner, je me suis retrouvé par hasard à ses côtés. J’avais été peu de temps auparavant à Breslau (ou Wroclav), la ville de naissance d’Elias, où il avait fait ses études de philosophie : ce fut une première occasion de discussion. De plus, je ne sais plus comment la conversation est venue, mais il avait de l’intérêt pour Watteau, qu’il a toujours aimé, et moi aussi… Je suis donc entré en sympathie avec cet homme, si impressionnant en un sens. Cet échange m’a frappé, et c’est à partir de là que j’ai lu les livres d’Elias.

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