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The Falcon and the Glove or How the Courtly Exemplum Teaches Love in Andreas Capellanus’ Tractatus de amore

Amy Heneveld

Amy Heneveld, "The Falcon and the Glove or How the Courtly Exemplum Teaches Love in Andreas Capellanus’ Tractatus de amore", Cahiers de recherches médiévales et humanistes, 23, 2012, p. 49-60.

Résumé de l’article

Le Tractatus de amore d’Andreas Capellanus contient deux contes courtois, ostensiblement utilisés pour illustrer des leçons d’amour. Dans le premier livre, qui catalogue les échanges entre des amants potentiels de différentes classes sociales, un noble prétendant raconte le Lai du Trot à une femme de son rang qu’il désire, et il réussit à la convaincre de ne pas fermer la porte à l’amour. Le deuxième, inséré à la fin du deuxième livre, décrit la quête d’un chevalier breton à la recherche du dieu d’Amour et de l’amour de sa dame, une quête qui est aussi une réussite. Ces histoires, à deux niveaux du texte, une dans la bouche d’un interlocuteur et l’autre racontée par le narrateur, sont courtoises parce qu’elles viennent de la matière de Bretagne et de la tradition du lai et elles se déroulent dans, et autour de, la cour, en particulier la cour idéalisée du dieu d’Amour. Dans cet article, j’aimerais explorer le rôle de ces deux récits dans un traité aussi contradictoire. Pouvons-nous les lire comme des exempla et, si oui, quelle sorte d’amour essaient-ils de démontrer ? J’aimerais montrer que l’exemplum courtois, manipulable par l’écrivain mais aussi par le lecteur, est particulièrement apte à dévoiler la vérité ambiguë de l’amour. Comme une version narrative de la duplex sententia d’Andreas, ces récits contribuent au discours didactique qui transmet la courtoisie en même temps que la rhétorique, et la rhétorique à travers des leçons d’amour.

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