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L’huile d’olive d’Ollioules à Versailles. Perception et promotion des Provençaux à la Cour à la fin du XVIIe siècle

Frédéric d' Agay

Frédéric d’Agay, « L’huile d’olive d’Ollioules à Versailles. Perception et promotion des Provençaux à la Cour à la fin du xviie siècle », Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, Les Méridionaux à Versailles [En ligne], mis en ligne le 11 juin 2008.

Résumé de l’article

Après un exposé de la façon dont sont considérés les Provençaux sous l’Ancien Régime par les gens de cour et leurs contemporains, sont présentées les familles provençales fixées à la Cour à la fin du xviie siècle, au moment de son installation à Versailles. À commencer par les familles de toute éternité à la Cour, les Villeneuve, Simiane, Vintimille, Castellane-Grignan, puis les grandes réussites du xviie siècle comme les Brancas ou les Luynes, et celles qui deviennent des références sous Louis XIV, tels les Forbin. Exemple de cette volonté de se hisser qu’ont les familles provençales, les Boyer-Bandol, riches marchands d’Ollioules au xvie siècle, agrégés à la noblesse au début du règne de Louis XIII, passés au parlement d’Aix, sont devenus en un peu plus d’un demi-siècle des « gens de qualité » par leur fortune et leurs emplois, ce qui confirme la prise de pouvoir de la noblesse parlementaire aixoise.
Fille de Maurel de Pontevès, le Crésus de la Provence, la présidente de Bandol vient à Paris en 1687 pour y placer ses fils au collège Louis-le-Grand et les faire élever par un précepteur avec qui elle entretient une nombreuse correspondance. Le puîné, le chevalier de Bandol, est reçu page de la Dauphine, l’aîné reprend le mortier familial et les cadets sont d’épée. Cette correspondance énumère les phases et les moyens de l’ascension sociale, ainsi que les échanges qui y contribuent. On trouve en annexe les listes des produits et cadeaux envoyés à Paris et à Versailles, les achats parisiens et le rôle des hardes du jeune page et de sa bibliothèque.

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