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Le grand chenil de Versailles sous l’Empire

Charles-Éloi Vial

Charles-Éloi Vial, "Le grand chenil de Versailles sous l’Empire", Livraisons de l’histoire de l’architecture, 23, 2012, 35-46.

Résumé de l’article

Dès le Consulat, la réapparition progressive d’un phénomène de cour autour de Napoléon Bonaparte entraîna de nombreux aménagements architecturaux, ainsi que la réhabilitation et la remise en service de nombreux bâtiments autrefois construits pour le service des rois de France qui avaient survécus à la Révolution française. Si les travaux aux Tuileries, à Saint-Cloud et à Fontainebleau furent vivement menés de 1802 à 1804, d’autres chantiers prirent beaucoup plus de temps à aboutir, comme ceux de Rambouillet, Trianon et Compiègne à partir de 1805. Parmi les projets d’installation de la cour impériale qui n’aboutirent jamais, le plus ambitieux, celui de Versailles, est particulièrement représentatif du mécanisme de réinstallation mis en place par Napoléon Ier. La remise en service des dépendances précéda ainsi celle du château, qui ne fut jamais achevée. Le Grand Chenil de Versailles, qui avait hébergé les équipages des chasses royales depuis Louis XIV, finit ainsi par abriter à partir de 1810 les services de la vénerie impériale, suite à une campagne de travaux exemplaire et efficacement menée à partir de 1810 et jusqu’en 1813, alors même que Napoléon abandonnait progressivement l’idée de s’installer à Versailles et concentrait ses efforts sur la rénovation du Grand Trianon.

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