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Poétique sous Louis XIII : Malherbe et l’Hôtel de Rambouillet

Claude Abraham

Claude Abraham, "Poétique sous Louis XIII : Malherbe et l’Hôtel de Rambouillet", Baroque [En ligne], 4, 1969

Résumé de l’article

Voilà longtemps que les historiens et critiques littéraires s’acharnent sur ce sujet. Boileau, se souvenant du beau jour où « Enfin Malherbe vint », n’a-t-il pas déclaré que « Tout reconnut ses lois » ? Plus important encore, il a dit que :

ce guide fidèle
Aux auteurs de ce temps sert encore de modèle.

Le malheur, c’est que tous les critiques l’ont cru, souvent sans même jeter un regard sur les œuvres poétiques de ces disciples supposés. Ainsi, émile Faguet dit que « l’école de Malherbe, c’est Boileau, Racine, La Fontaine, Molière, qui d’ailleurs le réclament comme leur maître et suivent ses préceptes » « Le réclamer » est une chose ; « suivre ses préceptes » en est une autre. Comme Renée Winegarten le suggère, un poète peut facilement en admirer un autre sans nécessairement adopter ses méthodes, c’est-à-dire, « Malherbe a très bien fait, mais il a fait pour lui ». Il est très vrai que la plupart des poètes ont professé une grande admiration pour Malherbe. Dans leurs lettres, préfaces, commentaires divers, Ménage, Godeau, Gombauld, et même Chapelain ont rendu à César ce qui lui était dû. Mais l’ont-ils imité ?

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