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Les intermèdes musicaux de George Dandin

Helen Purkis

Helen Purkis, "Les intermèdes musicaux de George Dandin", Baroque [En ligne], 5, 1972

Résumé de l’article

Si nous écartons, d’une part les pièces composées pour le Ballet des Muses et le Ballet des Ballets, où il est difficile de savoir le rôle exact de la musique en tant qu’intermède, d’autre part les comédies et farces en un acte, nous constatons que Molière a composé presque autant de comédies-ballets que de comédies : dix, contre treize. Toutes les comédies-ballets, à part la première et la dernière, ont été écrites en collaboration avec Lully, compositeur principal de la musique des ballets de cour sous Louis XIV. On retrouve bien des éléments de ce genre dans la comédie-ballet : danses de scaramouches, dialogues de docteurs, danses et chansons de bohémiens et de bergers, chansons d’amour espagnoles et italiennes, par exemple1. Nous considérons, pourtant, que, de Molière et du compositeur, c’est le comédien qui a joué le rôle le plus important dans la composition de ces ouvrages. Dans chaque comédie-ballet, le rapport entre les intermèdes (c’est-à-dire les petites scènes de chant et de danse qui interviennent à la fin des actes), le rapport entre les intermèdes et la comédie, ou entre les intermèdes et le public est tellement étroit qu’il est évident qu’elle a été conçue comme un ouvrage complet, que le schéma final en est sorti d’une seule tête. Chaque fois, Molière a abordé d’une façon différente le problème de la liaison entre les intermèdes et la comédie. Il ne s’est jamais contenté de répéter une solution déjà trouvée.

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