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Mémoires sur la cour de France en 1752 par le comte de Kaunitz-Rittberg

Wenceslas Antoine de Kaunitz-Rietberg

Wenceslas Antoine de Kaunitz-Rietberg, "Mémoires sur la cour de France en 1752 par le comte de Kaunitz-Rittberg", Revue de Paris, 1904 (4), p. 441-454 et 827-847.

Extrait de l’ouvrage

Le comte de Kaunitz-Rittberg, après deux années d’ambassade en France, rentrait à Vienne en 1753. L’Impératrice Marie-Thérèse, toute confiante en lui, le rappelait auprès d’elle pour lui donner la Chancellerie d’État. Durant son séjour à Paris, entre de longues heures de maladie et les frivoles passe-temps d’amour dont il était friand, au milieu d’eux peut-être encore, Kaunitz n’avait cessé de poursuivre l’idée maîtresse qui l’avait attiré en France le rapprochement des deux cours ennemies, le « renversement des alliances ».
Luxueusement installé dans le Palais-Bourbon, vivant sans grande ostentation, au reste, mais s’entourant de gentilshommes des diverses coteries de la Cour, de gens de lettres et de financiers, il faisait, faute de mieux, bavarder les uns et les autres, glanait les impressions et les anecdotes d’ou surgissaient les caractères, cataloguait les affinités qui engendraient les coteries, notait en un mot au jour le jour l’esprit, la tendance, les côtés forts et faibles de cette mouvante Cour de Versailles, ou sa qualité d’Autrichien lui interdisait de jouer le rôle qu’il eût ambitionné.

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