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31 oct. 2016, Paris : L’eau et le feu dans les représentations du pouvoir dans l’Europe moderne

Appel à communications pour le colloque organisé par Dénes HARAI (IHMC, docteur en histoire de l’Université Panthéon-Sorbonne) et Gaëlle LAFAGE (Docteur en histoire de l’art de l’Université Paris-Sorbonne), avec le soutien de l’IEA de Paris, de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, de l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine, de l’École Normale Supérieure, du CNRS, de PSL, et HeSam Université.

Ce colloque explore les modalités de coexistence et d’association de l’eau et du feu dans les représentations (écriture, peinture, sculpture, architecture, médailles, etc.) générées par le pouvoir politique (papal, épiscopal, royal, princier, nobiliaire, urbain) dans l’Europe moderne (XVIe-XVIIIe siècles). L’articulation de l’eau et du feu peut être abordée dans une œuvre ou un ensemble d’œuvres, de nature différente le cas échéant. L’approche comparatiste du sujet est également possible. L’objectif du colloque étant d’introduire de l’interdisciplinarité dans l’analyse des représentations politiques, un appel est lancé aux historiens, historiens de l’art, de la littérature et des spectacles.

À l’occasion du tricentenaire de la mort de Louis XIV, le Roi-Soleil a été évoqué en tant que « roi de feu ». Grandes et musicales, les « eaux » du château de Versailles constituaient et continuent à constituer le cadre des festivités et des spectacles, conformément à l’intention originale des concepteurs des lieux et aux pratiques d’exploitation du domaine. Les recherches de ces dernières années ont montré que l’eau et le feu – éléments étudiés le plus souvent séparément dans le domaine des représentations – ont été souvent associés pour manifester l’ambition d’omnipotence du pouvoir politique.

L’originalité de ce colloque est d’explorer les modalités de cette association dans les représentations (écriture, peinture, sculpture, architecture, médailles, etc.) générées par le pouvoir politique (papal, épiscopal, royal, princier, nobiliaire, urbain) dans l’Europe moderne (XVIe-XVIIIe siècles). L’articulation de l’eau et du feu peut être abordée dans une œuvre ou un ensemble d’œuvres, de nature différente le cas échéant. L’approche comparatiste du sujet est également possible. L’objectif du colloque étant d’introduire de l’interdisciplinarité dans l’analyse des représentations politiques, un appel est lancé aux historiens, historiens de l’art, de la littérature et des spectacles. Quatre axes de réflexion sont proposés à tous ceux qui souhaitent présenter une communication lors du colloque :

Sources et méthodes : Quelles étaient les références textuelles et visuelles utilisées pour articuler l’eau et le feu dans les représentations du pouvoir politique ? Quelles étaient les formes d’expression les plus employées pour réunir ces deux éléments ? Outre la typologie des sources, il convient d’interroger les méthodes utilisées dans l’élaboration des représentations. L’articulation de l’eau et du feu était-elle ponctuelle ou systématique ? L’eau et le feu faisaient-ils appel à des procédés différents de représentation ? Comment étaient-ils liés ?
Contextes et environnements : Dans quels contextes ces représentations associant l’eau et le feu furent-elles commandées et élaborées ? Peut-on les lier à des événements particuliers : guerres, construction d’un pouvoir étatique fort, catastrophes (inondations ou incendies) ? L’articulation des deux éléments était-elle plus fréquente dans les monarchies que dans les républiques ? Était-elle le propre d’un mode de pensée héroïque de l’ère baroque ou était-elle aussi un phénomène de la Renaissance et des Lumières ? Dans quels types de lieux associait-on ces deux éléments (fermés et/ou ouverts, fixes et durables ou mobiles et éphémères) ?
Oppositions et complémentarités : Dans quelle mesure l’eau était-elle le faire-valoir du feu, et vice versa, dans les représentations du pouvoir ? Peut-on discerner un quelconque triomphe systématique de l’un de ces deux éléments sur l’autre ? Est-ce qu’il y avait des contextes, des environnements et des procédés particulièrement favorables à la mise en scène des oppositions et des complémentarités ? La place des fontaines de feu et des feux d’eau est, de ce point vue, emblématique et constitue une piste de recherche importante qui ne doit pas en exclure d’autres.
Perceptions et réceptions : Comment l’articulation de l’eau et du feu était-elle perçue par les contemporains (à travers les livres, les journaux, les mémoires et les correspondances) ? Comment le pouvoir jugeait-il ces représentations dont il était le commanditaire ou le simple bénéficiaire ? Quels regards la postérité a-t-elle posés sur ces représentations du pouvoir politique utilisant l’eau et le feu ? Comment la création littéraire et artistique contemporaine (bandes dessinées, spectacles, films, etc.) fait-elle place, depuis le XIXe siècle, à l’eau et au feu dans la représentation du pouvoir politique de l’époque moderne ?
Modalités de candidature

Les chercheurs souhaitant présenter une communication sont priés de rédiger un résumé de leur communication (maximum 1 500 signes, espaces comprises) et une présentation bio-bibliographique (maximum 1 000 signes, espaces comprises), en français ou en anglais, précisant le rattachement universitaire et, le cas échéant, les publications majeures. Il est également demandé de préciser la langue (français ou anglais) dans laquelle la communication proposée sera présentée en cas de sélection par le comité scientifique. Tous les documents sont à déposer sur https://eau-feu.sciencesconf.org en un seul fichier PDF avant le 31/10/2016.

Lieux et dates du colloque :

23/03/2017 :
École Normale Supérieure
IHMC
45 rue d’Ulm
75005 Paris

24/03/2017 :
Institut d’Études Avancées de Paris
Hôtel de Lauzun
17 quai d’Anjou
75004 Paris