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Relations du voyage du prince Honoré II de Monaco à la cour de France (octobre 1646-mai 1647) 

Charles de Venasque-Ferriol, Hyacinthe de Bressan

Venasque-Ferriol, Charles de, Bressan, Hyacinthe de, « Relations du voyage du prince Honoré II de Monaco à la cour de France (octobre 1646-mai 1647) », Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, 2014

Résumé de l’article

Un protectorat devenu envahissant et le déclin des Habsbourg conduisent les Grimaldi de Monaco à quitter la domination espagnole et à se placer, en 1641, sous la protection du roi de France. L’application de l’accord appelle quatre séjours à la cour en dix ans. Le voyage de 1646-1647, en pleine Fronde, est surtout justifié par les doléances par rapport aux engagements royaux. La pérégrination de la petite suite princière jusqu’à Paris est aussi l’occasion d’un pèlerinage dans les fiefs français, réels et mythiques, des Grimaldi. Le rythme de déplacement est fonction de l’itinéraire, des modes de transport, des étapes choisies, des incidents de route, de la santé et de l’utilisation ou non de l’incognito. À la cour, Honoré II de Monaco s’efforce de gagner l’intimité de la famille royale, mais il doit se loger lui-même. Si des faveurs insignes semblent accordées au nouveau « cousin du roi » et à ses gens, le cercle de sociabilité du petit souverain périphérique se limite à quelques ministres, une parente imaginaire, quelques vieux grands et la diaspora italienne. Homme nouveau par le rang et la naturalité, le prince de Monaco essaie, avant tout, de compenser son déficit de notoriété et, par ses achats et ses commandes, de se franciser.

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