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Marie-Adélaïde de Savoie (1685-1712). Duchesse de Bourgogne, enfant terrible de Versailles

Fabrice Preyat (dir.)

Preyat, Fabrice (dir.), "Marie-Adélaïde de Savoie (1685-1712). Duchesse de Bourgogne, enfant terrible de Versailles", Bruxelles, Editions de l’université de Bruxelles, 2014, 296 p.

Extrait de l’ouvrage

En octobre 1696, s’ébranle depuis Turin le cortège qui conduira Marie-Adélaïde de Savoie à Versailles. Le contrat de mariage qui la lie désormais au duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, scellera, quelques mois plus tard, le sort de l’Europe par la paix de Ryswick. Cette union fut arrêtée à la suite des derniers revers de son père au sein de la Ligue d’Augsbourg, à laquelle s’était joint, six ans plus tôt, Victor-Amédée II. À l’été 1696, la « Grande alliance », emmenée par Guillaume III d’Orange, Léopold Ier, empereur du Saint-Empire romain germanique, et Charles ii d’Espagne est clairement malmenée. La défection du duché de Savoie, la paix signée à Turin avec Louis XIV, le 29 août 1696, le démantèlement de Pignerol et la restitution de la place à Victor-Amédée II en échange de son soutien contre les puissances belligérantes en Italie, mettront un comble à la débâcle des États européens ligués contre la France. La restitution de Pignerol est le sacrifice consenti pour gagner la confiance d’une province située au carrefour de l’Europe et qui menace le système frontalier français. Une habile manœuvre diplomatique met ainsi symboliquement un terme au « vasselage » du Piémont, selon le mot de Domenico Carutti. Les atermoiements de l’empereur n’y pourront plus rien. Malgré les succès rencontrés lors de la victoire d’Eugène de Savoie contre les Turcs, à Zenta, en septembre 1697, ou lors de l’élection de son candidat au trône de Pologne, Auguste de Saxe, rival du prince de Conti, cousin du roi de France, l’empereur est contraint de signer la paix de Ryswick, le 20 octobre 1697, quatre semaines seulement après les représentants des Provinces-Unies, de l’Angleterre et de l’Espagne.

  • Introduction (Fabrice Preyat)
  • Deux enfants terribles ? Les sœurs Marie-Adélaïde et Marie-Louise de Savoie, duchesse de Bourgogne et reine d’Espagne (Olivier Chaline)
  • La courte enfance de la duchesse de Bourgogne (1685-1696) (Andrea Merlotti)
  • Deux lettres autographes de Louis XIV (Fabrice Preyat, David Aguilar San Feliz)
  • L’Histoire à Madame la duchesse de Bourgogne. Préceptorats princiers et politique à la cour de Versailles (Fabrice Preyat)
  • Bruxelloise, la première impression autorisée et complète du Télémaque de Fénelon ? (Jean-Philippe Huys)
  • La duchesse de Bourgogne en féerie. Les contes de fées et le pouvoir au XVIIe
  • siècle (Raymonde Robert)
  • Cherchez les femmes... La duchesse de Bourgogne, la marquise d’O et la traduction des Mille et une nuit par Antoine Galland (Manuel Couvreur)
  • La duchesse du Maine et la duchesse de Bourgogne : d’une cour à l’autre (Catherine Cessac)
  • La duchesse de Bourgogne et la Ménagerie de Versailles (Joan Pieragnoli)
  • La duchesse de Bourgogne et les épouses des ministres du roi dans le système de cour. Fêtes, honneurs et distinctions (Pauline Ferrier)
  • La duchesse de Bourgogne, le mécénat des Noailles et les arts dramatiques à la cour autour de 1700 (Don Fader)
  • Marie-Adélaïde de Savoie, duchesse de Bourgogne puis dauphine de France : une princesse musicienne et mécène à la cour de Louis XIV (Jean-Philippe Goujon)
  • « Que Mme la duchesse de Bourgogne fasse sa volonté depuis le matin jusqu’au soir ». La duchesse de Bourgogne et les divertissements du carnaval de 1700 (Thomas Vernet)
  • « Conduire Adélaïde au pied de nos Autels ». Marie-Adélaïde de Savoie et les œuvres pastorales d’Antoine Houdar de La Motte (Alexandre De Craim)
  • Marie-Adélaïde de Savoie d’après nature, allégorique ou mythologique. Note sur l’iconographie de la duchesse de Bourgogne à la cour de France (Jean-Philippe Huys)
  • Les palingénésies de la tristesse (de Bossuet à l’abbé Du Jarry). Éloges funèbres de Louis de France et de Marie-Adélaïde de Savoie (Éric van der Schueren)

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