Cour-de-France.fr
L’Enfer de la cour : la cour d’Henri II Plantagenet et la Mesnie Hellequin dans l’œuvre de Jean de Salisbury, de Gautier Map, de Pierre de Blois et de Giraud de Barri
Harf-Lancner, Laurence
HARF-LANCNER, Laurence, "L’Enfer de la cour : la cour d’Henri II Plantagenet et la Mesnie Hellequin dans l’œuvre de Jean de Salisbury, de Gautier Map, de Pierre de Blois et de Giraud de Barri", dans Philippe Contamine (éd.), L’Etat et les aristocraties (France, Angleterre, Ecosse) XIIe-XVIIe siècle, Paris, Presses de l’ENS, 1989, pp. 27-50.
Extrait de l’article
La satire de cour, cet antre corrompu dans lequel le philosophe ne peut que perdre son âme, ne date pas d’hier, en tout cas pas du Moyen Age. Mais sa récurrence, à partir du XIIe siècle, dans la littérateur savante, est révélatrice du développement du phénomène curial dans l’Occident des XIIe et XIIIe siècles, lié à l’affermissement du pouvoir royal.
Dans la seconde partie du XIIe siècle, une cour est le principal foyer culturel du monde occidental : la cour d’Henri II Plantagenet, où s’épanouit la littérature "courtoise" en langue vulgaire. C’est à cette cour que la réflexion politique prend un nouvel essor, avec le Policratus de Jean de Salisbury. Et la nouvelle idéologie royale qui s’y révèle s’y insère explicitement dans une critique de la cour et de ses futilités, puisque l’œuvre a pour sous-titre sive de nugis curialium et vestigiis philosophorum...
Lire la suite (document pdf mis en ligne par les Presses de l’ENS ; page 23)