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L’inventaire après décès de Jean-Baptiste Leroux, architecte de la maison du roi : un reflet de la condition sociale de l’architecte sous la Restauration

Sybille Bellamy-Brown

Sybille Bellamy-Brown, "L’inventaire après décès de Jean-Baptiste Leroux, architecte de la maison du roi : un reflet de la condition sociale de l’architecte sous la Restauration", dans Livraisons d’histoire de l’architecture, année 2003, n° 1, pp. 9-24.

Extrait de l’article

« Leroux, architecte de l’hospice de Charenton, y fit le quartier de femmes en 1823, il était encore en fonction en 1830. Mais en 1840 son nom ne figure plus sur les annuaires. J’ignore la date de sa mort. » C’est ainsi que Bauchal, dans son Dictionnaire des architectes français de 1887, introduit la carrière de l’architecte Jean-Baptiste Leroux. Dans la deuxième partie de son ouvrage, l’auteur s’intéresse à ses contemporains. La liste qu’il y présente est restrictive : « Ne pouvant faire figurer dans ce dictionnaire tous les architectes morts depuis 1801, attendu qu’ils eussent été trop nombreux, l’auteur a dû n’y comprendre que ceux qui, de leur vivant, avaient une certaine notoriété, résultant soit de leurs œuvres, soit des fonctions qui leur ont été confiées. »

Certes, Leroux appartenait au corps des architectes du gouvernement ou de la Couronne, cependant, la notice si peu fournie de Bauchal en fait un bon exemple d’architecte à peine mieux qu’ignoré à l’époque de la Restauration, Il ne correspond pas à ces nombreux architectes de la capitale dont les noms demeureront attachés à tel ou tel monument prestigieux. On ignore également son lieu de formation.

Cette étude fait suite à un mémoire de maîtrise puis de diplôme d’études approfondies d’histoire contemporaine sur le milieu social des architectes parisiens sous la Restauration. Il s’agirait de retrouver la trace de ces architectes qui nous restent inconnus, en s’interrogeant sur leur origine, leur parcours, mais aussi leurs revenus, les cercles qu’ils fréquentaient.

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