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Encadrement et muséographie : l’exemple du Versailles de Louis-Philippe

Claire Constans

Claire Constans, "Encadrement et muséographie : l’exemple du Versailles de Louis-Philippe", dans Revue de l’Art, année 1987, volume 76, numéro 1, pp. 53 - 56.

Extrait de l’article

Le Versailles de l’Ancien Régime n’était pas un musée. C’est avec Louis-Philippe en 1833 que fut redéfinie la fonction d’un bâtiment que l’on s’employa à restaurer pendant quarante ans. Les seules archives de la comptabilité de la Liste civile ne permettent pas à elles seules d’imaginer l’élaboration du programme d’ensemble, mais elles font découvrir une véritable politique d’encadrement des tableaux, et une muséographie extraordinairement élaborée.

Chaque ensemble est conçu de façon chronologique avec, avant tout, le souci de couvrir au maximum la surface des murs. Rares sont les pièces où chaque tableau apparaît avec son propre cadre : Chambre du Roi, Grands Appartements pour lesquels on commande les cadres des Van der Meulen. La disposition générale veut soit l’encadrement dans la boiserie, soit l’insertion — le plus souvent un portrait — dans un encadrement peint. Comme le dit Courtois, en 1837, dans un opuscule sur le musée de Versailles : « Le musée, ou plutôt ce bazar, offre l’étrange anomalie d’un faste de décors et de cadres d’une valeur bien supérieure à celle des tableaux qu’il renferme... partout c’est du strass enchâssé dans de l’or. »

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