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Puget de la Serre et l’esthétique épistolaire : les avatars du « Secrétaire de la Cour »

Jacques Chupeau

Jacques Chupeau, "Puget de la Serre et l’esthétique épistolaire : les avatars du « Secrétaire de la Cour »", dans Cahiers de l’AIEF, année 1987, volume 39, numéro 39, pp. 111-126.

Extrait de l’article

A défaut d’être un genre littéraire, comme l’affirmait Daniel Mornet dans son Histoire de la littérature française classique, la lettre mondaine au XVIIe siècle est un mode d’expression codifié : soumise aux exigences subtiles de la politesse et du « bien dire », elle implique un contrôle de l’écriture qui donne à l’épistolier, sinon une vocation d’auteur, du moins une conscience esthétique constamment tenue en éveil par le souci des réactions d’un destinataire dont on n’oublie jamais qu’il est aussi, en matière de style et de bel usage, un connaisseur et un juge averti : l’art de plaire suppose donc un art d’écrire.

Le temps est bien révolu où l’art de la correspondance relevait de l’autorité hautement affirmée des maîtres d’écriture et des secrétaires, gens de métier attachés au service des grands. Désormais, c’est la littérature mondaine et l’approbation de la Cour qui garantissent la compétence épistolaire. A l’âge des secrétaires a succédé, sous Henri IV et Louis XIII, le règne des « beaux esprits ».

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