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Une famille de gands Commis de l’État, amis des Sciences, au XVIIIe siècle : Les Trudaine

Suzanne Delorme

Suzanne Delorme. Une famille de gands Commis de l’État, amis des Sciences, au XVIIIe siècle : Les Trudaine., Revue d’histoire des sciences, 1950, n° 2, pp. 101-109.

Extrait de l’article

Pourquoi parler de la famille des Trudaine à Clermont- Ferrand, et dans la section d’Histoire des Sciences du Congrès de l’A. F. A. S. ?

Peut-être avez-vous remarqué en vous promenant dans la ville un boulevard Trudaine, et peut-être savez-vous qu’il existe à Paris une avenue Trudaine ; mais sans doute ne connaissez-vous que d’une façon assez imprécise cette famille de grands serviteurs de l’État, dont certains montrèrent un intérêt passionné pour les Sciences, et surent utiliser leur fortune pour favoriser leur développement.

Les Trudaine sont originaires d’une famille de tanneurs d’Amiens, dont les descendants s’installèrent à Paris comme orfèvres. Le premier Trudaine dont on parle est Charles, né en 1660, mort en 1721, qui fut Conseiller d’État, intendant à Lyon, à Dijon puis prévôt des marchands de Paris de 1716 à 1720. Le Régent le révoqua au moment des spéculations du Mississipi, parce qu’il défendait avec trop d’âpreté les intérêts de la ville de Paris contre Law. C’était, dit le Duc d’Orléans qui ne lui avait pourtant point ôté son estime, « un trop honnête homme ». Selon le jugement de Saint-Simon il était « dur, exact, sans entregent et sans politesse, mais pétri d’honneur et de justice ». On lui doit l’institution à Paris d’une chambre de justice, de cours d’instruction gratuite et de l’Académie d’Architecture.

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