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La gestion de l’écrit dans une famille de serviteurs du roi : le cartulaire et le chartrier des Mignon (XIVe-XVe siècles)

Patricia Guyard

Patricia Guyard, "La gestion de l’écrit dans une famille de serviteurs du roi : le cartulaire et le chartrier des Mignon (XIVe-XVe siècles)", dans Bibliothèque de l’École des chartes, année 1999, volume 157, numéro 157-2, pp. 523-563.

Extrait de l’article

Le cartulaire dit de Robert Mignon, s’il est le plus ancien témoignage de la seigneurie du Tremblay-sur-Mauldre (châtellenie de Maurepas), est sur­tout l’un des rares exemples de cartulaires de particuliers non-nobles qui nous soient parvenus en Ile-de-France. Lucie Fossier et Olivier Guyotjeannin, au cours d’une table ronde tenue à l’Ecole des chartes sur les cartu­laires en 1991, ont esquissé les contours des cartulaires français laïcs. Ces compilations pallient l’indigence des chartriers seigneuriaux en actes anciens, voire la perte de ces derniers, dont la conservation a été plus aléatoire que celle des fonds ecclésiastiques à cause du caractère instable d’un patrimoine familial soumis à successions et mutations. En relatant la constitution, la gestion et les aléas d’un patrimoine privé, elles révèlent dans un temps donné les stratégies foncières d’une personne ou d’une famille, œuvres individuelles plus mouvantes et plus personnalisées, semble-t-il, que la gestion des biens d’Église.

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