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Catherine de Médicis et les portraitistes français

Alexandra Zvereva

Alexandra Zvereva, « Catherine de Médicis et les portraitistes français », in Kathleen Wilson-Chevalier (dir.), Patronnes et mécènes en France à la Renaissance, Saint-Étienne, Presses universitaire de Saint-Étienne, 2007, p. 527-543. Article mis en ligne le 4 janvier 2009.

Extrait de l’article

Avant de prononcer sur leurs œuvres un jugement qui, dans la circonstance, valait un arrêt sans appel, Catherine atterrait les portraitistes français de ses pauses : son œil presque fermé, la tête penchée, elle formulait ses critiques brèves, sans une parole de satisfaction jamais » : telle est apparue la reine Catherine de Médicis aux yeux d’Henri Bouchot, conservateur au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale et auteur d’une biographie de la souveraine parue en 1899.

En s’imaginant témoin de la scène, Bouchot ne doute aucunement de sa véracité : comment une Florentine, une Médicis, aurait-elle pu apprécier cet art français encore si « primitif », si « gothique », si éloigné des chefs-d’œuvre qu’elle a admirés, étant enfant, dans les demeures de ses cousins, puis, duchesse d’Orléans et dauphine, dans les châteaux de François Ier, grand amateur de peinture transalpine ? Seulement, puisque Catherine désire être peinte, elle est « obligée, faute d’autres », d’employer les artistes natifs du pays où elle règne. Mais pourquoi ne pas avoir invité des maîtres flamands ou italiens, à l’instar de François Ier qui a fait venir à la Cour Andrea del Sarto et Joos van Cleve, malgré tout son attachement à Jean Clouet ?

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