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Lettres de l’impératrice Marie-Thérèse à Sophie d’Ensenberg (1746-1780)

Jean-Pierre Lavandier (éd.)

Jean-Pierre Lavandier (éd.), Lettres de l’impératrice Marie-Thérèse à Sophie d’Ensenberg (1746-1780), Champion, 2019, 40 €.

Nous présentons ici la correspondance de Marie-Thérèse avec sa dame d’honneur la comtesse Sophie d’Enzenberg, qui fut avant tout sa confidente et amie durant trente-quatre ans. Elles ne sont restées qu’une année ensemble à Vienne avant le mariage de Sophie, qui partit alors habiter Innsbruck, mais les liens qui se sont tissés entre elles dans cette courte période sont si intenses qu’ils perdurèrent jusqu’à la mort de Marie-Thérèse. La Comtesse jouit de la confiance totale de Marie-Thérèse au point que le mariage du futur Léopold II se fait à Innsbruck en grande partie du fait que l’Impératrice y avait le couple Enzenberg, à qui elle pouvait confier l’organisation entière de cet événement primordial. Par ces lettres, la Comtesse est au courant de tout ce qui se passe à Vienne d’important dans tous les domaines de la politique, de l’économie, de l’église. Marie-Thérèse n’a aucun secret pour elle : elle connaît, sous le sceau du secret, les départs et l’itinéraire des voyages de Joseph, alors que seule sa mère en était au courant. Elle connaît la marche des troupes en temps de guerre, pour ne citer que quelques exemples. Cette relation est unique dans la vie de Marie-Thérèse et ses largesses en tout genre se poursuivront jusqu’aux petits-enfants de Sophie d’Enzenberg.

Jean-Pierre Lavandier a enseigné à l’université Bordeaux IV ainsi que dans différents Instituts d’Études supérieurs et en Lycée à Bordeaux. Docteur d’État ès Lettres en études germaniques, il est spécialiste de l’Europe centrale germanique dans sa plus grande expansion, mais avant tout danubienne. Son intérêt principal se porte sur la civilisation, la géopolitique et l’histoire du droit dans le domaine de la liberté de pensée. Ses travaux de recherche se sont principalement focalisés sur l’étude de la censure du livre de 1740 à 1792, aussi bien sous sa forme juridique que pratique représentée par les catalogues de livres prohibés.