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Entre restauration et création : le chantier des Tuileries d’André Le Nôtre

Anne Allimant-Verdillon

Anne Allimant-Verdillon, "Entre restauration et création : le chantier des Tuileries d’André Le Nôtre", dans A. Heitzmann (dir.), 25 années d’archéologie royale (1990-2015), Versailles, CRCV, 2019.

Extrait de l’article

Si le savoir-faire architectural de Le Nôtre en matière de jardin n’est plus à prouver, pour autant, ses pratiques de chantier n’avaient jusqu’alors été que peu abordées. Grâce aux recherches historiques et archéologiques menées aux Tuileries en 2012, on en sait désormais un peu plus sur le contexte de son intervention, ainsi que sur la manière dont il a organisé, structuré et mené le chantier de restauration des Tuileries. En maître d’œuvre raisonné, Le Nôtre va faire preuve aux Tuileries d’une remarquable capacité d’adaptation. Il tient compte des usages du jardin (ouvert au public), de la nécessité de le protéger des crues de la Seine, ainsi que des travaux et tracés effectués par ses prédécesseurs. Le jardinier y intervient sans doute bosquet par bosquet, en isolant certaines zones par des palissades et réservant des passages aux charrois. Plantes et matériaux sont prélevés en fonction des besoins, puis mis en pépinière ou stockés à l’intérieur des bosquets. Argiles et plâtre issus des chantiers proches servent à étancher les bassins, remblayer les allées, créer une digue souterraine pour freiner l’eau des crues si besoin. S’il est donc un terme pour définir l’intervention de Le Nôtre aux Tuileries, c’est celui de « constance ». Car pendant les près de 15 ans que durèrent ses travaux, les processus mis en place par l’architecte/jardinier ont été en effet systématiquement appliqués dans le cadre d’un projet global.

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