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Philippe de Mézières et son ’Epistre au roi Richart’ 

Alain Marchandisse

Marchandisse, Alain, « Philippe de Mézières et son ’Epistre au roi Richart’ », Le Moyen Age, 3/2010 (Tome CXVI), p. 605-623.

Extrait de l’article

Philippe de Mézières a été par le passé et reste, de nos jours encore, l’un des écrivains politiques médiévaux les plus étudiés, en particulier, faut-il le préciser, pour son Songe du Vieil Pelerin, mais aussi, ces dernières années, pour quelques pièces moins connues comme le Livre de la vertu du sacrement de mariage et du réconfort des dames mariées, l’un des épisodes de ce dernier, Griseldis, traduction en prose française de la dernière nouvelle du Décaméron de Boccace, au départ de la version latine réalisée par Pétrarque, des écrits où s’exprime sa croyance en la rédemption par la passion christique et l’intercession virginale, des textes qu’il aurait souhaité fondateurs d’un nouvel ordre de chevalerie, et, bien sûr, tout récemment, l’Epistre lamentable et consolatoire. À l’inverse, la bibliographie consacrée à son Epistre au roi Richart, Richard II roi d’Angleterre s’entend, se révèle pratiquement vierge, tout au moins d’études portant expressément sur cette œuvre. S. Lefèvre ne signale aucun travail particulier à son propos dans le Dictionnaire des lettres françaises, mais il est vrai qu’elle n’évoque pour ainsi dire pas l’Epistre. La page qui lui est consacrée sur le site internet Arlima (Archives de littérature du Moyen Âge), souvent performant, est parfaitement vide à propos de notre Epistre, en terme de manuscrits comme d’études critiques. Seule y apparaît la mention de l’édition et de la traduction anglaise publiées par G.W. Coopland en 1975. Enfin, la consultation des bibliographies courantes traditionnelles, telles Medioevo latino, la Bibliographie annuelle du Moyen Âge tardif, auteurs et textes latins, ou encore la Bibliographie der französischen Literaturwissenschaft, n’a révélé, en tout et pour tout, qu’un seul et unique article, paru à la fin des années 90 du siècle dernier dans Medievalia et Humanistica, article que l’on doit à une chercheuse américaine, A. Tarnowski. Le présent travail a pour but de proposer quelques réflexions sur une œuvre qui, pour le moins, a encore bien des choses à nous apprendre.

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