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L’églogue Arion de Scève : une erreur politique ?

Michèle Clément

Clément, Michèle. L’églogue Arion de Scève : une erreur politique ?, Réforme, Humanisme, Renaissance, n° 79, 2014, p. 153-170.

Extrait de l’article

Le dauphin François meurt à Tournon le 10 août 1536. C’est un coup du sort pour la monarchie et un deuil national que beaucoup de poètes vont chanter. Le Recueil de vers latins et vulgaires de plusieurs Poëtes Francoys, composés sur le trespas de feu Monsieur le Daulphin, colligé par Dolet, est imprimé à Lyon par François Juste en novembre 36, à peine trois mois après la mort du Dauphin. Outre la célébration du dauphin et la consolation au Roi et à la France éplorée, le recueil a une ambition que révèlent les liminaires de Dolet, une adresse latine au lecteur (« Lectori » ) suivie d’un poème en vers adressé aux poètes du recueil, « ad Poetas gallicos » ; il s’agit de la volonté de promotion – auprès de la cour – d’une poésie nationale, mi-latine, mi-française comme le révèle la bi-partition du recueil. En cela, Dolet imite sans doute le tombeau réuni par Geofroy Tory en 1531 pour la mort de Louise de Savoie, qui est déjà composé de manière duelle, avec une première partie faite de huit poèmes latins et une deuxième partie faite de onze poèmes français, ouverte par un poème du Roi lui-même.

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