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Le rôle de l’Impératrice Eugénie dans le développement des arts décoratifs

Philippe Denis

Denis, Philippe, Le rôle de l’Impératrice Eugénie dans le développement des arts décoratifs, maîtrise d’histoire de l’art, Université du Québec, 2012

Résumé du mémoire

Les arts décoratifs sous le Second Empire (1852-1870) sont marqués par l’émergence de plusieurs revivals, dont celui du style Louis-XVI, désigné ultérieurement Louis XVI-Impératrice. En sachant que les intérêts de l’Impératrice Eugénie (1826-1920) pour l’aménagement intérieur se sont atténués graduellement après sa première régence (1859), comment a-t-il été possible pour les historiens, principalement ceux du premier quart du XXe siècle, de lui attribuer une influence marquante et néfaste tout à la fois ? Les Tuileries n’existant plus, c’est par la lecture et la compilation d’informations contenues dans les Mémoires et Souvenirs contemporains de l’Impératrice que tout débute. Ainsi, un intérêt particulier a été porté à la recomposition de l’appartement de l’Impératrice aux Tuileries, ce qui justifie l’inventaire, en deuxième partie du travail, consacré uniquement à ce point. Notre analyse démontre que l’association de l’Impératrice et de Marie-Antoinette, qui débute à l’intérieur même de la famille impériale puis se transpose dans la désignation du revival Louis XVI, a contribué à une « vérité fausse » quant à l’influence de la dernière souveraine des Français. Que l’aménagement de son appartement aux Tuileries ait laissé une place prépondérante au confort, à l’aspect social et intime sans pour autant renier l’héritage bonapartiste est une évidence. Mais, sans minimiser la participation aux arts décoratifs, nous croyons que les goûts de l’Impératrice étaient en phase avec le climat culturel et sociopolitique du règne de Napoléon III et de façon plus générale de l’Europe des années 1850 à 1870. La remise en cause de cette attribution nous permet d’aborder les apports britanniques et le mouvement architectural de l’éclectisme.

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