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Georges Ier d’Amboise et les artistes italiens

Yves Bottineau-Fuchs

Yves Bottineau-Fuchs, Georges Ier d’Amboise et les artistes italiens. In : Cahier des Annales de Normandie n°29, 2000. Les Italiens en Normandie, de l’étranger à l’immigré : Actes du colloque de Cerisy-la-Salle (8-11 octobre 1998) pp. 143-162

Extrait de l’article

Malade depuis 1509, Georges d’Amboise, après avoir quitté Milan en janvier 1510, continua à voyager pour suivre la cour, en perpétuel déplacement. Le prélat ayant gagné Lyon, après une amélioration passagère, dut y prendre le lit. Il ne le quitta plus : entré en agonie, le 23 mai 1510, il décéda deux jours plus tard. Ce fut un véritable cortège royal qui s’ébranla de Lyon, pour traverser le royaume, en vue de conduire la dépouille du Légat jusqu’aux rives de la Seine. « Les humanistes en profitèrent pour identifier le défunt à Scipion et comparer la tristesse de la France à celle de la Rome antique... ».

La référence assez convenue au proconsul, que l’on devait réutiliser lors de l’entrée d’Henri II en 1550, correspondait bien au climat de l’époque et au personnage que l’on célébrait. Georges d’Amboise avait été fasciné par l’Italie et le château de Gaillon, la résidence d’été des archevêques de Rouen, était devenu, à sa demande, le plus prestigieux des manifestes italianisants du début du XVIe siècle français.

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