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La part du baroque dans les grands jardins de l’Ile de France créés par André le Nostre dans la seconde moitié du XVIIe siècle

Frédéric Bourgault

Bourgault, Frédéric, La part du baroque dans les grands jardins de l’Ile de France créés par André le Nostre dans la seconde moitié du XVIIe siècle, mémoire de maîtrise, Université de Laval, 1999.

Extrait de l’ouvrage

Les principes classiques qui ont fondé le modèle du jardin à la
française
, au XVIIe siècle, n’ont pas été complètement hermétiques à la
sensibilité baroque qui se répandait alors sur tout le continent européen. Il semble même qu’elle y ait été beaucoup plus présente qu’on ne l’a généralement affirmé. En révisitant les éléments caractéristiques des jardins d’André Le Nostre - terrasses, parterres, rampes, escaliers, tapis verts, boulingrins, vertugadins, fontaines et miroirs d’eau -, nous avons retracé ces diverses "préoccupations baroques", relevant à la fois du fond et de la forme. Prolongement de la demeure, le jardin permit de ménager une subtile transition de l’art à la nature, tout en réservant aux visiteurs maintes surprises. Aux exigences de mesure, d’équilibre et de clarté se sont entremêlés des axes rythmés, des "obstacles" à contourner, des allées obliques, des ouvertures vers l’infini, des carrefours et des a "chambres" camouflés au cœur de la végétation. Le Nostre se préoccupa également de créer des contours irréguliers, des contrastes de formes, de couleurs et de lumières, de multiplier les lignes du jardin, l’ornementation des bosquets et les savants jeux d’eau qui rivalisaient avec les innombrables effets spéculaires des bassins-miroirs. Enfin, plusieurs procédés optiques et scénographiques ont animé ces "jardins-théâtres" qui ont été la scène de multiples illusions et spectacles grandioses.

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