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Vraisemblance, authenticité et simulacre : prolégomènes à une étude du portrait du costume dans l’imagerie princière des Médicis au XVIe

Gaylord Brouhot

Brouhot, Gaylord, Vraisemblance, authenticité et simulacre : prolégomènes à une étude du portrait du costume dans l’imagerie princière des Médicis au XVIe, Ecole doctorale 2009-2010, université Paris 1 Pantheon-Sorbonne, publié sur hicsa (http://hicsa.univ-paris1.fr/documents/pdf/Ecole%20doctorale/BROUHOT%20Gaylord%20texte.pdf).

Extrait de l’article

L’histoire du costume est reconnue comme un domaine de recherche réservé à l’historien. Or, le costume est par définition un artisanat d’art et son étude est en partie fondée sur l’analyse d’œuvres d’art. Cette ambiguïté dévoile la difficulté d’associer deux conceptions d’apparence antinomique de l’intérêt du costume peint. L’historien s’attache surtout à désacraliser le statut générique et imprécis de l’image du costume au sein des portraits d’État des XVIe et XVIIe siècles, cette reproduction d’une vêture particulière du prince à un moment donné de sa vie occultant l’état effectif de son vestiaire et les conditions éphémères de son renouvellement. Différente, la démarche de l’historien de l’art se présente comme une réflexion sur la création plastique du costume et les choix stylistiques de l’artiste, de sa prédilection pour certains motifs à sa sensibilité pour le rendu palpable des surfaces matérielles. Avec ces deux approches, l’étude du costume se limite à définir un répertoire de silhouettes et de styles vestimentaires et à déterminer l’originalité iconographique et la portée symbolique de cette grammaire picturale. La valeur du costume dans l’analyse du portrait se résume alors à une illustration de l’histoire du vêtement, du textile et des accessoires d’une part et à son élaboration programmatique d’autre part.

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