Accueil / Individus, familles, groupes / Nobles et Tiers Etat / Etudes modernes / "Point de compliments..." : Une lettre de (...)

"Point de compliments..." : Une lettre de Saint-Simon à Valincour

Gilles Banderier

Gilles Banderier, "Point de compliments..." : Une lettre de Saint-Simon à Valincour, dans Revue d’histoire littéraire de la France, année 99 (1999), n. 1, pp. 91-93.

Extrait de l’article

De Valincour, Saint-Simon — qui n’avait pas l’éloge facile — écrivait : « C’était un homme d’infiniment d’esprit et qui savait extraordinairement ; d’ailleurs un répertoire d’anecdotes de cour, où il avait passé sa vie dans l’intrinsèque, et parmi la compagnie la plus illustre et la plus choisie ; solidement vertueux et modeste, toujours dans sa place, et jamais gâté par les confiances les plus importantes et les plus flatteuses ; d’ailleurs très difficile à se montrer, hors avec ses amis particuliers, et peu à peu, très longtemps, devenu grand homme de bien. C’était un homme doux, gai, salé sans vouloir l’être, et qui répandait naturellement les grâces dans la conversation ».

Jean-Baptiste-Henri du Trousset, sieur de Valincour (1653-1730) doit l’essentiel de sa mince postérité à des lettres : celles, fictives, à Madame la marquise*** sur le sujet de la Princesse de Clèves, « cette merveille du goût classique, un des chefs-d’œuvre de la critique française » ; celles, authentiques, à de grands esprits du temps : le président Bouhier, le duc de Noailles et le duc de Saint-Simon.

Lire la suite (Gallica)