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Les serviteurs de l’Etat au Moyen Âge : conclusion

Françoise Autrand

Autrand, Françoise, "Conclusion", dans Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l’enseignement supérieur public. 29e congrès, Pau, 1998. Les serviteurs de l’Etat au Moyen Âge.

Extrait du texte

[...] En posant le cadre de nos travaux sur les « serviteurs de l’État au Moyen Âge », Philippe Contamine nous a invités à voir large et à voir loin. Avons-nous répondu à cette attente et quelle terra incognita nous reste-t-il à découvrir ? Ce n’est pas tout-à-fait un hasard si la France et la fin du Moyen Âge ont été privilégiés dans nos réflexions. Avant de chercher, à ce fait, une explication autre que conjoncturelle, réjouissons-nous d’être pourtant sortis de ce champ privilégié. Il était bon de remonter jusqu’à l’Empire, empire carolingien et même empire byzantin, car il fallait retrouver les racines romaines de l’État. Mais entre Charlemagne et Philippe le Bel, des siècles se sont écoulés dont nous n’avons pas parlé, comme le XIIIe siècle, si important, en particulier en Angleterre, pour les origines de l’État moderne. Il était bon de porter notre regard à travers la chrétienté entière jusqu’à ses limites. Nous nous attendions à voir le service de l’État fleurir dans l’empire byzantin, dans l’espace lotharingien, italien voire savoyard, mais la découverte a été celle de sa précocité et de sa complexité dans le monde ibérique...

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