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Correspondances et inventaires. Goûts privés, exigences sociales et pratiques de collection au carrefour de l’histoire et de l’art au XVIIe siècle

Sandra Costa-Giorgi

Costa-Giorgi, Sandra, « Correspondances et inventaires. Goûts privés, exigences sociales et pratiques de collection au carrefour de l’histoire et de l’art au XVIIe siècle », Rives méditerranéennes 1/2009 (n° 32-33), p. 25-44.

Extrait de l’article

En Europe, les archives des familles nobles reflètent l’espace politique et culturel des lignées les plus importantes, et le rôle « public » des représentants de l’aristocratie fut accompagné de la conservation des papiers « privés » en tant que témoignage privilégié d’une tradition, de liens avec d’autres grandes maisons et de stratégie politique. Le cas italien ne s’écarte pas de ce modèle de base et les archives historiques des familles patriciennes permettent d’observer la sphère publique d’un point de vue tout à fait particulier, en mesurant les rapports entre relations personnelles, pratiques culturelles et sociales, conjonctures politiques.

Il futuro della memoria fut le titre d’une rencontre internationale, désormais célèbre, qui constitua en 1991 une étape fondamentale pour l’élaboration d’une méthodologie d’étude et de conservation des archives privées et nobiliaires. Là furent posés les premiers problèmes relatifs aux rapports, peu souvent clairs, entre écritures privées et valeur publique ou, plus simplement, entre la mise en œuvre d’une stratégie de mémoire par les familles aristocratiques et la récupération de cette tradition à l’intérieur d’un patrimoine historique et artistique collectif.

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