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L’adoubement de Saint Louis

Jean Richard

Richard, Jean, "L’adoubement de Saint Louis", dans Journal des savants, 1988, n° 3-4, pp. 207-217.

Extrait de l’article

Se sentant à l’extrémité (il devait mourir cinq jours plus tard), le roi Louis VIII avait demandé aux barons et aux prélats qui l’avaient accompagné dans son expédition en Albigeois et qui étaient encore auprès de lui au cours de son voyage de retour, de s’engager par serment à faire foi et hommage à son fils Louis aussitôt que possible après son décès et de faire en sorte que le jeune roi fût couronné au plus tôt. On était à Montpensier, le 3 novembre 1226. Le 29 de ce même mois, soit trois semaines après la mort de Louis VIII, Louis IX recevait à Reims la couronne royale et l’onction sainte des mains de l’évêque de Soissons, tenant la place de l’archevêque de Reims qui n’avait pas encore été consacré. Le vœu du roi avait été scrupuleusement observé.
Il est inutile de souligner avec quelle hâte on avait procédé. Le voyage de Montpensier à Paris, les obsèques du défunt roi, la convocation à Reims des barons et des prélats, le voyage de Paris à Reims ont tenu dans cet espace de trois semaines. Et encore trouva-t-on le temps de sacrer chevalier le nouveau roi : nous savons par la chronique de l’abbé Guillaume d’Andres que « Louis, encore dans ses douze ans », avait été fait chevalier à Soissons avant d’être couronné à Reims.

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