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Le Trésor pillé du roi. Correspondance du cardinal de Richelieu, année 1634

Marie-Catherine Vignal Souleyreau

Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Le Trésor pillé du roi : correspondance du cardinal de Richelieu, année 1634, Paris, éditions L’Harmattan, 2013, deux volumes..

L’année 1634 est celle d’un calme relatif avant la tempête, l’engagement de la France dans la guerre de Trente Ans, que les contemporains ont la lucidité de considérer comme inéluctable.
Richelieu, pourtant, ne ménage pas ses efforts pour éviter le pire. Il doit, comme Louis XIII, composer avec une santé chancelante. Le temps est aux négociations et à la réflexion. Au cœur des préoccupations du cardinal, courtisan autant que principal ministre, demeure la succession au trône. À la volonté de Richelieu d’inscrire son action sur le long terme, celui de l’historicité, répond la nécessité pour le Roi d’assurer sa descendance. Une éphémère connivence s’établit, renforcée par un constat alarmant : l’amenuisement des richesses monétaires du royaume, objets d’un trafic où les puissances étrangères concurrentes de la France ont part non-négligeable. La question n’est pas seulement économique, elle est d’abord stratégique. La fiscalité déjà alourdie s’avère insuffisante : apparaît la nécessité de réformes structurelles d’ampleur plus vaste. La première d’entre elles est la réforme judiciaire, annoncée solennellement, dès le mois de janvier, au parlement de Paris. Au-delà d’une correspondance inédite, voici une vision totalement renouvelée d’un gouvernement, d’une gouvernance, et d’une société, que l’on croyait, à tort, devenus familiers. On peut encore sonder la profondeur de l’œuvre de Richelieu, dont la globalité fait figure de modèle.

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