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Du voix de ville à l’air de cour : les enjeux sociologiques d’un répertoire profane dans la seconde moitié du XVIe siècle

Nahéma Khattabi

Khattabi, Nahéma, "Du voix de ville à l’air de cour : les enjeux sociologiques d’un répertoire profane dans la seconde moitié du XVIe siècle", Seizième Siècle, n° 9, 2013, p. 157-170.

Extrait de l’article

L’origine du terme voix de ville a donné lieu à bien des conjectures notamment au XIXe siècle. Auguste Asselin, habitant de la commune de Vire en Normandie, affirme ainsi en 1811 que voix de ville est une distorsion de vaux de vire qui a été inventé au XVe siècle par le poète Olivier Basselin pour désigner des chansons locales. Il ajoute que le musicien Jean Chardavoine, qui a publié à Paris en 1576 un recueil musical de voix de ville, est responsable de la déformation du terme initial. Le musicien et folkloriste Jean-Baptiste Weckerlin réfute quant à lui cette thèse et explique en 1886 que les deux termes n’entretiennent aucun rapport entre eux :

Au seizième siècle on avait les deux mots : vaudevire signifiant chansons à boire et vaudeville désignant une chanson des rues sur un sujet quelconque, principalement satirique, ce qui est tout autre chose.

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